COURS D'EAU ET ZONES HUMIDES

Les milieux aquatiques sont un élément majeur des continuités du territoire Vallée de la Rance-Côte d’Emeraude. Du cours d’eau à la prairie humide en passant par les tourbières, marais, friches marécageuses, forêts alluviales et mares, ces milieux, d’une grande biodiversité, remplissent de nombreuses fonctions écologiques, hydrologiques et atmosphériques.

Ils interviennent de manière centrale dans l’équilibre hydrologique des bassins versants en régulant les phénomènes de crues et d’érosion et en soutenant les étiages. Par ailleurs, ces milieux permettent d’améliorer l’épuration et la filtration des eaux de ruissellement et de débordement grâce à l’intense activité biologique qu’ils abritent. Les milieux aquatiques abritent de plus une biodiversité extrêmement importante et riche en espèces rares et/ ou protégées. Ainsi, toutes les espèces d’amphibiens, protégées au niveau national fréquentent essentiellement les zones humides et les mares. Le caractère côtier des cours d’eau du territoire abrite des poissons migrateurs amphihalins telles que l’anguille d’Europe, les aloses, truite de mer, saumon et les lamproies. Ces milieux aquatiques sont également des habitats pour certains oiseaux nicheurs (phragmite aquatique…), pour les mammifères (loutre, campagnol amphibie…), les odonates…. Et bien entendu, les milieux aquatiques sont une trame privilégiée des continuités écologiques (réservoirs et corridors) de ce territoire.

Les milieux aquatiques du territoire ont été impactés sous la pression des activités humaines (agricoles et urbanisation) : remblais, drainages, mise en culture des zones humides et recalibrage, rectification, ouvrages transversaux des cours d’eau… Ces pratiques ont altéré les fonctionnalités des milieux aquatiques, les connexions cours d’eau/zones humides et ont réduit, voire détruit, la diversité végétale et animale qu’ils abritent.

Ces mêmes milieux seront aussi mis sous tension au regard du changement climatique : étiages plus sévères, débits plus irréguliers, assèchements estivaux plus fréquents etc… alors que leurs fonctions biologiques intrinsèques peuvent devenir des atouts dans la lutte contre les effets de ce réchauffement global.

 

Au regard de tous les processus vitaux qu’ils génèrent, et aussi parce qu’ils sont des lieux extraordinaires d’expression de la vie sous toutes ses formes, il faut aujourd’hui être ambitieux en matière de connaissance, de préservation, de restauration et de gestion des milieux aquatiques sur le territoire du Parc. In fine, l’appropriation de la biodiversité associée à ces cours d’eau, zones humides et autres mares par les acteurs locaux (élus, aménageurs, agriculteurs, propriétaires fonciers et riverains, et grand public) via la Trame Verte et Bleue doit être un enjeu fort du Parc.

 

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