Une terre d’artistes

Du Cap Fréhel à la Pointe du Grouin, la variété des ambiances de la Côte d’Emeraude, par l’alternance de falaises et de côtes basses, de rochers et de dunes, est une source d’inspiration inépuisable.

Paul Signac interprétant les changements de lumière sur la Croix des Marins (1885), ou révélant les paysages de Saint-Briac, Saint-Cast-le-Guildo et Lancieux à l’occasion de ses séjours (1884 à1890), Renoir et sa « Bergère à la vache et la brebis » (1886), Emile Bernard et la « Moisson au bord de la mer » du musée d’Orsay (1891), Gustave Loiseau et sa déclinaison des lumières de « la Route du Jas au Cap Fréhel » (1904), Edouard Vuillard à Saint-Jacut-de-la-mer (1909), ou Picasso et ses baigneuses à Dinard (1922 à 1929), ont rendu célèbres les paysages de la Côte d’Emeraude. Citons encore Yvonne Jean-Haffen, élève de Mathurin Méheut,  artiste peintredessinatricegraveuse et céramiste dinannaise. 

La variété de ces paysages est parfaitement rendue par les nombreux bois gravés d’Henri Rivière (1891-1914), tout comme les aquarelles d’Eugène Isabey (1850) restituent la dimension sauvage de la côte avant l’urbanisation balnéaire.

La mode des bains de mer a été abondamment représentée dans « L’Illustration », et par les affiches publicitaires des grands illustrateurs comme Mars, tout comme la vie mondaine était croquée par les caricaturistes, à l’instar de François de Givré.

Certains sculpteurs, à l’instar d’Eugène et Paul Baudin, ou d’Armel Beaufils, ont également marqué l’histoire artistique du territoire Vallée de la Rance-Côte d’Emeraude.