Un patrimoine bâti typique

Elément essentiel du cadre de vie des habitants -qui lui vouent par ailleurs un très grand attachement -, le patrimoine matériel et bâti constitue également un véritable outil de promotion et de développement du territoire Rance-Côte d’Emeraude. 

Le patrimoine unique des malouinières

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Les malouinières reflètent l’exceptionnel essor économique de Saint-Malo entre le milieu du XVIIème et la fin du XVIIIème siècle, et constituent un patrimoine unique au monde.
Ces maisons de plaisance ont pour la plupart été édifiées par les négociants et armateurs de cette ville dans le secteur du Clos Poulet. 
On en dénombre plus d’une centaine dans le Pays de Saint-Malo.
L’architecture balnéaire de la Côte d’Emeraude

L’architecture locale a également été modelée par le développement des activités de villégiature. Ainsi, les premières stations de villégiature bretonnes initiées par les anglais vers les années 1830-1850 se situent sur la Côte d’Emeraude à Saint-Malo et à Dinard. Elles sont adoptées quelques années plus tard par l’aristocratie et la bourgeoisie du Second Empire avant de s’étendre à l’ensemble du littoral, avec l’arrivée du chemin de fer à la fin du XIXèmesiècle comme à Saint-Lunaire et Saint-Cast, puis grâce au tourisme lié à l’automobile comme à Sables d’Or-les-Pins sur la commune de Pléhérel dans les années 1920. Ces stations sont organisées autour d’équipements de loisirs, de promenades et de points de vue qui détermineront l’implantation et l’orientation des premières villas.

Des châteaux et manoirs en grand nombre

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Le territoire Rance-Côte d’Emeraude est ponctué de châteaux de toutes époques qui sont autant de joyaux architecturaux. 

Le château du Guildo, à Créhen, qui surplombe de 20 mètres l'Arguenon au fond de l'estuaire duquel il est installé.

L’ancien château de la Roche-Gouyon, devenu Fort La Latte, à Plévenon-Fréhel, garde-côte face à la mer. La forteresse de Léhon, qui défendait l'entrée de la vallée de la Rance. Le Grand Donjon de Saint-Malo, érigé à partir de 1424 sur l'isthme qui à cette époque est le seul point de passage entre la ville close et le continent. Mais encore le donjon ducal de Dinan, la forteresse de Montafilan à Corseul, le château du Hac au Quiou…Les trente et un manoirs du territoire quant à eux présentent une grande diversité de types et d’époques. Les plus anciens exemples, comme les logis à salle basse sous charpente, remontent au XVème siècle.

Des maisons rurales identitaires

Cohabitent sur le territoire de la Rance et de la Côte d’Emeraude plusieurs types de maisons rurales qui participent toutes à la richesse architecturale locale : rangées ou alignements de logis (XVIIème-XIXème siècles), maisons élémentaires, c’est-à-dire maisons d’ouvrier agricole ou de pêcheur (XVIIème-XIXème siècles), maisons mixtes (antérieures au milieu du XIXème siècle), maisons sur cave ou sur dépendance (XVIème-XVIIème siècles). Des accents de style participent encore à la spécificité du territoire.

L’architecture typique des Faluns

Au cœur d’une Bretagne dominée par l’usage du granite et du schiste, l’utilisation du falun, calcaire coquillée aux teintes plus claires, marque ici une exception notable qui s’imprime dans la qualité, la diversité du bâti, ainsi que dans les particularismes de mise en œuvre.

Les édifices du territoire témoignent de l’utilisation de ce matériau dès l’Antiquité, et dans toutes les formes de construction.