Milieu aquatique : cours d'eau

Les cours d’eau du Contrat Territorial Rance Aval Faluns Guinefort :
 

Le bassin versant se dessine autour d’un cours d’eau principal : la Rance, de sa connexion avec la mer entre Saint Malo et Dinard jusqu’à la limite du barrage de Rophémel, sur la commune de Guenroc. De part et d’autre, la Rance est entourée de nombreux affluents, notamment sur sa partie fluviatile. Les plus importants sont au nombre de 7 : Le Hac, la Vallée, Le Guinefort, le Brice, l’Argentel, le Coëtquen et le Coutances.
 
Les cours d’eau du Bassin versant sont globalement concernés par 3 problématiques majeures :

La continuité écologique : les cours d’eau sont fragmentés de par la présence de nombreux ouvrages « bloquants » (seuils, digues de plan d’eau…) dans leur lit. Ces ouvrages posent problème à la circulation des poissons, des sédiments et dégradent la qualité de l’eau à l’amont. En effet, l’eau « stockée » à l’amont de ces ouvrages subie différentes transformation : elle se réchauffe et ralentit, ce qui pose notamment des problèmes d’eutrophisation, de développement algaux et bactériens, de baisse de la quantité d’oxygène… nuisibles à la vie aquatique.
- La morphologie du cours d’eau : forte incision du lit et déconnexion des zones humides, envasement des fonds…
- Les berges et la ripisylve (végétation de bord de cours d’eau) : manque d’entretien, dégradation voire parfois même absence totale de végétation qui peut provoquer des pollutions directes.
 
Depuis 2014 et le nouveau Contrat Territorial, Dinan Communauté et COEUR Emeraude mènent conjointement des travaux de restauration de ces cours d’eau :
- Depuis 2014 : animation sur le cours d’eau du Hac : arasement du seuil du lavoir du Hac entre Tréfumel et le Quiou en 2015
- Depuis 2015 : animation sur les cours d’eau du Brice et du Coëtquen
- En 2016 : animation sur le cours d’eau du Coutances.
Jusqu’en 2017, les efforts seront portés essentiellement sur la continuité écologique car en juillet 2017, les propriétaires d’ouvrages classés en liste 2 devront se mettre en conformité avec la continuité écologique : c’est-à-dire que leur ouvrage devra être franchissable par les poissons et les sédiments. COEUR Emeraude et Dinan Communauté s’engagent donc pour accompagner les propriétaires de ces ouvrages, en proposant des financements pour réaliser les travaux sur ces ouvrages ciblés (prise en charge à 100%).
Si vous êtes propriétaire d’un ouvrage, contactez notre technicien milieux aquatiques – Antonin Chapon : 06.28.54.22.53 – pour étudier les possibilités de financement.
Par la suite, des travaux seront engagés sur la restauration de la morphologie et des berges, l’objectif étant de répondre aux attentes du SDAGE (Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux) Loire-Bretagne.
 
 
Zoom sur deux espèces phares de nos cours d'eau: anguille et truite fario 
 
L’Anguille (Anguilla anguilla) :
L’anguille est une espèce migratrice amphihaline, elle se reproduit en mer et grandit dans les rivières européennes. Les larves traversent donc l’océan Atlantique et se transforment en civelles à proximité de nos côtes, cette transformation induit de nombreux changements morphologiques destinés à supporter la vie en eau douce.
Les civelles remontent ensuite nos cours d’eau afin de trouver des zones de nourriture et de repos pour grandir afin de retourner, après 10 à 12 ans, se reproduire de l’autre côté de l’océan. Ce cycle est malheureusement parfois perturbé par la présence d’ouvrages dans nos cours d’eau, obligeant les individus à se regrouper en aval des bassins versants et perturbant leur croissance.
 
La Truite Fario (Salmo trutta fario) : 
La Truite fario n’est pas une grande migratrice. Elle effectue l’intégralité de son cycle en eau douce. Elle a cependant elle aussi besoin de se déplacer dans le cours d’eau car pour se reproduire, elle se dirige dans les parties amont des cours d’eau où les conditions fraîches et le substrat plus grossier seront favorables à la survie des oeufs.
La truite Fario peut effectuer des sauts importants au-dessus des obstacles, cependant, cette capacité de saut a une limite et certains ouvrages peuvent lui poser problème.