Le littoral de la Côte d’Emeraude

La façade maritime constitue la première richesse paysagère du territoire, avec sa côte très échancrée, succession de pointes en avancée dans la mer et d’anses abritées, de largeur et de profondeur très variables, résultat du travail du vent et des marées sur les rochers.

Cette façade maritime est aussi synonyme d’ouverture « vers l’ailleurs », avec l’activité du port de Saint-Malo et le développement de la navigation de plaisance. Contrastant fortement avec la côte basse et lisse de la baie du Mont-Saint-Michel, ou avec les falaises plus hautes de la baie de Saint-Brieuc, la Côte d’Emeraude a sa physionomie propre.

De la côte de Fréhel à Dinard, par l’alternance de côtes rocheuses moyennes et de côtes basses, la morphologie de la côte conjugue les points de vue dominants et les accès faciles à la mer, propices à la vocation balnéaire. Les pointes offrent des vues extraordinaires en avancée sur l’eau et conservent pour certaines leur caractère naturel, comme au Cap Fréhel, ou à la Garde Guérin et au Nick. D’autres sont habitées, comme la Pointe du Décollé à Saint-Lunaire, ou aménagées (golf de la Pointe de la Haye à Saint-Briac, ou promenade de la Pointe du Chevet à Saint-Jacut-de-la-mer). Les nombreux replis abritent autant de plages et de villages. Les côtes basses prennent la forme de polders à Saint-Jacut, dans la baie de Beaussais à Ploubalay et Trégon, et de dunes dans les anses de Saint-Briac.