L’influence du breton et du gallo sur le territoire

En Bretagne, après avoir connu, au cours des années 1980 et 1990, des taux de croissance soutenus, l'enseignement bilingue français-breton marque un peu le pas depuis le milieu des années 2000.

La demande toujours très forte des familles n'est pas en cause, mais bien les restrictions à l’ouverture de nouveaux sites qui ont notamment pour conséquence d’imposer aux enfants ou à leurs parents de longs déplacements vers une école bilingue.

Chez Diwan, ce sont les postes sous contrat qui ont manqué pour développer le réseau.

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Dans le public et le privé, la pénurie d'enseignants a souvent été mise en avant mais le manque de postes aux concours entraîne les refus d’ouverture.

Ainsi le territoire Rance-Côte d’Emeraude compte seulement deux écoles primaires d’enseignement bilingue français-breton : l’école publique Angèle Vannier à Saint-Malo et l’école associative DiwanBroarRenk à Dinan.

Au quotidien, la présence de la langue bretonne et du gallo reste limitée, bien qu’ils transmettent une vision du monde présent, passé et futur.

A noter dans les initiatives locales la tenue chaque année du festival des « Gallèseries » malouines, destiné à mettre en lumière et en valeur les différentes facettes du gallo et de sa culture.

Au-delà de la langue bretonne et du gallo, les pratiques culturelles traditionnelles de la musique (bagadoù), de la danse (cercles celtiques, fest-noz, fest-deiz) et du théâtre, les savoir-faire anciens de l’artisanat, du mobilier, du costume, de la gastronomie, les savoir-faire agricoles (émonde des arbres), et maritimes (techniques de pêche et de navigation)… constituent autant de témoignages de la richesse du patrimoine culturel immatériel du territoire Rance-Côte d’Emeraude.