Une gastronomie terre-mer

Les traditions culinaires bretonnes se perpétuent sur le territoire de la Vallée de la Rance et de la Côte d’Emeraude.
 
Les galettes, les crêpes et les gavottes
Sur le territoire Vallée de la Rance-Côte d’Emeraude se perpétue la tradition des crêpes et des galettes, symboles mondialement connus du territoire breton. En Bretagne, il s’agit d’un produit multiple, riche et divers, et on distingue nettement deux secteurs aux cultures différentes. Dans le Pays gallo, la crêpe est un produit épais et de courte conservation. Quant à la galette, cuite sur une billig, elle est faite de blé noir, d'eau et de sel. La tradition de la galette saucisse, développée depuis très longtemps, se pérennise ici alors qu'elle est quasi-inconnue dans le pays breton.
Une autre spécialité, qui constitue une variante, est celle de la crêpe-dentelle. En 1886, KatellCornic mit au point une méthode pour faire une crêpe sucrée très fine et très croustillante qui est repliée en petits parallélépipèdes. Après l'avoir vendue elle-même à Quimper et sur la Côte d'Émeraude, elle transmit son savoir-faire à la maison « Les Délicieuses », qui permet une diffusion internationale du produit. Depuis 1920, une biscuiterie perpétue la fabrication des gavottes à Dinan et Lanvallay.
 
Les huitres de Cancale
Cancale est réputée, depuis les temps anciens, pour ses huîtres plates sauvages des bancs naturels existants en eau profonde, et plus récemment, vers 1950, pour ses huîtres creuses d'élevage, Cancale ayant inventé le procédé de captage des larves d'huîtres pour en faire l'élevage, à une époque où les stocks d'huîtres plates « sauvages » commençaient à chuter de façon inquiétante.
La ville a été par le passé l'un des centres les plus importants de production d'huîtres plates de France, et la qualité de ce produit local est depuis longtemps reconnue. L’Histoire raconte qu’en 1595, François Ier  a accordé par lettres patentes au bourg de Cancale, jusque-là simple paroisse ressortissant du siège royal de Dinan, le titre de « ville » à part entière pour sa qualité de fournisseur d'huîtres plates de la table royale, les échevins de Paris ayant passé un contrat pour être livrés deux fois par semaine. L'huître est véritablement le symbole de l'industrie, de la richesse et du renom de Cancale.
Aujourd’hui, l'ostréiculture reste l'une des principales activités de Cancale, et une dégustation des huîtres en bout de digue est possible pour les touristes toute l'année.
 
Le craquelin de Saint-Malo
Le craquelin de Bretagne est un biscuit, de la forme d’un disque à bords relevés, ayant une première phase d'échaudage de sa pâte: un pochage dans l'eau chaude avant cuisson au four. La présence de craquelins sous forme de disques en Haute-Bretagne est attestée depuis le Moyen Age et se perpétue comme une spécialité locale. La première recette connue a été publiée en 1607 dans le « Thrésor de la santé, ou mesnage de la vie humaine » : « pour faire des craquelins, on destrempe de la farine avec des œufs, du beurre, de l'eau chaude, on broye conséquemment la paste avec le broy, qui est un gros pilon rond et court. Ce faict, on met la paste en eau chaude et de là en eau froide. On peut mesler de bon fromage gras broyé à part. Après estre tiré, on laisse essuyer pour faire cuire au four ». Aujourd’hui, la tradition des craquelins perdure.
 
Les produits laitiers
Il existe sur Saint-Malo un véritable savoir-faire en matière de produits laitiers, reconnu depuis soixante ans. En 1948, l’Etat impose à toutes les villes de plus de 30 000 habitants de s’approvisionner en lait pasteurisé. Pour combler ce manque de lait sur la région malouine, Raymond GIZARD crée la Centrale Laitière Malouine à Saint-Malo et livre toute la région en lait frais pasteurisé. A l’époque, 20 000 bouteilles de lait sortaient par jour de la Laiterie. Les produits laitiers de Saint-Malo se sont diversifiés au cours des décennies suivantes, poursuivant le développement de la marque, aujourd’hui encore très fortement plébiscitée.
 
Les pommes et le cidre
Le cidre breton, qui accompagne crêpes et galettes, est également à l’honneur sur le territoire Rance-Côte d’Emeraude, bassin historique de la pomme à cidre.
Une coopérative cidricole née en 1953 à Pleudihen-sur-Rance, qui s'appuie sur une stratégie de diversification de ses produits, est même le 2ème opérateur du secteur en France. De nombreux plus petits producteurs proposent également leurs cidres sur le territoire.
 
La source d’eau minérale de Plancoët
Exploitée depuis la fin des années 1920, la source de Plancoët, reste la seule source d’eau minérale de Bretagne. En 1916, le docteur Chambrin, maire et conseiller général, se lance dans une étude clinique de l’eau de la source : les pouvoirs publics lui accorderont l’appellation « d’eau minérale » en 1928, inaugurant le départ de la production, qui dépasse aujourd’hui sur le site de l’usine de Plancoët la vingtaine de millions de bouteilles par an.
De nombreux petits producteurs locaux proposent également des produits de terroir traditionnels de qualité en Rance-Côte d’Emeraude.
 
Les marques de Pays
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Trois démarches qualité sont animées par la Fédération régionale des pays touristiques de Bretagne et localement par les Pays touristiques de Dinan et de Saint-Malo : « Restaurant du Terroir », « Crêperies gourmandes de Bretagne », et « Cafés de Pays ».