Les estuaires, les rias

L’autre originalité du territoire tient aux larges estuaires, soumis aux flux des marées, qui prolongent la relation intime à la mer vers l’intérieur des terres. 

Au premier rang figure la Rance, accompagnée par le Frémur d’Hénanbihen, l’Arguenon, et le Frémur.

De très nombreux points communs unissent ces estuaires. Les contraintes du milieu ont engendré des pratiques, des habitudes, et des savoir-faire communs. Longtemps, ils ont été utilisés pour moudre le grain, grâce aux moulins à marée, que l’on retrouve sur les quatre fleuves, et les tangues que l’on en extrayait, permettaient d’amender les terres. Les Terre-neuvas en partance pour la Grande Pêche étaient recrutés dans les campagnes aux alentours. Durant cette époque et celle du commerce maritime, l'estuaire de la Rance était le théâtre de multiples chantiers navals en pleine activité. De tout temps, un flux de population circule entre fleuves et continent, bénéficiant des ressources des uns et de l’autre. Une culture littorale commune qui perdure aujourd’hui encore, notamment par la pratique de la plaisance, de la pêche à pieds ou encore d'évements particuliers (ex. : la Fête des Doris sur la Rance).