Des caractéristiques faunistiques et floristiques singulières

Les interfaces terre-mer - interpénétrations des milieux maritimes et terrestres - contribuent largement à expliquer la diversité et la richesse d’un patrimoine naturel parfois d’intérêt européen.

La Rance représente un secteur majeur en termes d’hivernage, de nidification et de migration des oiseaux. Plus de 228 espèces ont été signalées sur la Rance maritime, 176 sont protégées au niveau national, 47 espèces sont inscrites à la directive oiseaux qui définit les espèces européennes majeures (Sterne pierregarin, Balbuzard pêcheur, etc.). Le territoire présente également 19 des 21 espèces de chiroptères régionales, deux sont d’intérêt communautaire. La loutre terrestre et l’anguille, espèces d’intérêt international, sont également présentes. Concernant la faune maritime, des bancs de dauphins sont souvent observés au large de la côte d’Emeraude et sur les rivages de la Rance.

Le territoire dispose également, notamment du fait de la présence d’un front littoral, de plusieurs espèces florales protégées au niveau régional et national et d’espèces rares et/ou menacées inscrites sur la liste rouge du massif armoricain. Cinq communes du littoral comptent plus de 4 espèces florales protégées au niveau national. 22 communes comptent plus de six espèces rares et/ou menacées inscrites sur la liste rouge des espèces végétales rares et menacées du massif armoricain. L’intérieur des terres présente également des zones floristiquement riches : la moyenne et la basse vallée de la Rance, avec le secteur calcaire des faluns, les environs de Dinan et les débuts de la Rance maritime.

Qui plus est, l’état des connaissances encore hétérogène laisse à penser que la richesse naturelle reste largement sous-estimée.