Une architecture marquée par la défense

La Rance-Côte d’Emeraude, à des heures sombres de l’Histoire, a également été le territoire de la « Forteresse de Saint-Malo », défense la plus aboutie du Mur de l’Atlantique.
 
La « Forteresse de Saint-Malo », théâtre de la Guerre 39/45

Cette entité territoriale inclura la Côte d’Emeraude, de Cancale à l’estuaire du Frémur, en passant dans les terres par Pleurtuit et Châteauneuf d’Ille-et-Vilaine, soit une aire de 200 km2.
Entre cinq cent et six cent ouvrages y seront construits.
La Varde, Saint-Ideuc, la Montagne Saint-Joseph, la Garde Guérin, deviennent autant de points fortifiés.
Les îles du Grand-Bé et surtout de Cézembre subissent le même sort, mais l’ouvrage le plus important reste sans conteste celui de la Cité d’Alet.
 
Les remparts de Dinan
Même si certaines portions des remparts remontent au XIIIème siècle, c'est assurément aux XIVème et XVème siècles que se développent les fortifications de Dinan.
Encerclant la ville d'une épaisse ceinture de granit, les remparts, dont il reste aujourd’hui 2 700 mètres, étaient percés de quatre portes : deux au Sud et deux au Nord. 
Trois de ces portes sont toujours debout, de même que les onze tours fortifiées.
 
Une constellation unique de forts Vauban
À la fin du XVIIème siècle, la guerre maritime entre Français, Anglais et Hollandais fait rage. Au cœur de cette bataille économique et militaire, Saint-Malo est en passe de devenir le premier port de France. Il devient urgent de défendre la fameuse cité corsaire dont la position stratégique est de première importance.
Pour ce faire, Louis XIV mandate l’architecte Vauban pour mettre en œuvre une défense militaire.
Vauban nomme Siméon Garangeau ingénieur en chef et directeur des fortifications à Saint-Malo : il dresse les plans de la ville et du château, de la tour Solidor et du fort La Latte.
Il travaille à ceux de la Conchée, revus par Vauban en 1693.
Il conçoit la tour des Ebihens, du Petit Bé, du fort de l’Islet, du Grand Bé, de Harbour et du fort La Latte entre 1695 et 1697.
 
 
Entre 1777 et 1785, c'est le fort de Saint-Père (commune de Saint-Père-Marc-en-Poulet) est construit sur une position stratégique, déjà identifée par Vauban. Il avait vocation à protéger Saint-Malo depuis le sud. Mais c'est surtout durant les deux grandes guerres qu'il joue un rôle militaire (dépôt de munitions pour l'armée allemande).